RDC: Qui frappe à la porte du temple de Felix Tshisekedi? Le géant minier Fortescue pour des projets hydroélectriques

Elisabeth Gaines

Après avoir vainement tenté de s’implanter en Guinée, le minier australien Fortescue Metals Group cherche de nouvelles opportunités dans le domaine de l’énergie en RDC.


La CEO de Fortescue Metals Group, Elizabeth Gaines, et le président du groupe, Andrew Forrest, sont attendus à Kinshasa le 17 septembre prochain pour une entrevue avec le président congolais Félix Tshisekedi. Initiée par l’entreprise australienne, qui a enregistré un résultat net de 3,2 milliards de dollars en 2019, cette rencontre vise à proposer à la partie congolaise un projet hydroélectrique dans le pays.

D’après les informations d’Africa Intelligence, Fortescue a pour ambition de développer 65 000 MW à travers la construction d’une série de méga-barrages. Cette puissance électrique est destinée à alimenter des projets miniers de Fortescue à travers toute la RDC, l’objectif étant d’assurer l’extraction et la transformation de minerais dans le pays.

L’annonce de cette visite et la démesure du projet ont intrigué les autorités congolaises, qui ont cherché à en savoir plus sur le profil de l’entreprise. Ils ont notamment questionné la Citibank, avec laquelle l’Etat congolais est lié par un contrat de due diligence. La banque leur a confirmé la bonne santé financière de Fortescue, qui disposerait de près de 2 milliards $ dans les comptes de la Citibank.

Absent du continent africain, Fortescue a tenté en 2019 de s’implanter en Guinée, où il a candidaté  pour la reprise des blocs 1 et 2 du projet de fer de Simandou. Le gouvernement guinéen lui a finalement préféré la Société minière de Boké (SMB), un consortium formé par le singapourien Winning Shipping, les chinois Shandong Weiqiao et Yantai Port Group Co ainsi que le guinéen United Mining Supply.

Africa Intelligence

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